ACACIAS


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Au début des années 80, Simon SIMSI vient au cinéma en achetant sa première salle rue des Acacias dans le 17ème arrondissement de Paris. Il pensait alors pouvoir programmer ce qu'il voulait et ne se doutait pas qu'il fallait se battre auprès des distributeurs pour obtenir un film. C'est pour cette raison qu'il décida de monter sa propre société de distribution qu'il appela "Les Acacias". La société est spécialisée dans les films de répertoire, tout en restant ouverte à de nouveaux films.

Simon SIMSI répond à la question : Que signifie pour vous le mot "indépendant" dans le milieu du cinéma ?

"La réponse n'est pas évidente et c'est un terme à la mode. Selon moi, ce n'est pas une question d'argent. Il s'agit tout d'abord de pouvoir choisir sa programmation et donc de ne pas appartenir à un réseau de salles où les films vous sont imposés. Mais il y a une deuxième condition pour les distributeurs : ne pas être dépendant d'une chaîne de télévision.

Pensez-vous que les films de répertoire soient un filon à la mode ?

C'est un gros problème. Les films de répertoire sont aujourd'hui complètement galvaudés : on les trouve à prix cassés en DVD, vendus avec des journaux, on peut les télécharger, et beaucoup de salles se mettent à en programmer n'importe comment. Il y a un véritable fossé entre le moment où j'ai débuté dans la profession et aujourd'hui. Autrefois, les films classiques permettaient d'équilibrer financièrement une salle. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Pour vous donner un ordre d'idées, il y a vingt ans quand je programmais Quai des orfèvres, le film réunissait 40 000 spectateurs. Aujourd'hui, je suis content s'il en totalise 6 000. Récemment, j'ai organisé une rétrospective Michael Powell qui a demandé un travail énorme. J'estime que c'est un succès alors que la fréquentation n'a été que de 10 000 spectateurs. C'est d'ailleurs valable pour l'ensemble des films. Il y a trop de films qui sortent sur les écrans et trop de sorties techniques qui encombrent les salles. Il y a un véritable embouteillage. D'un autre côté, les petits exploitants ont du mal à obtenir de programmer des films "porteurs". "